Auteur : bergeron_ani

Il ne s’agit pas seulement de cours de langue, mais bel et bien de découvrir toute la culture et le monde qui s’y rattache

Portrait d'Emilie L'hôte.

Avec un grand-père allemand et une grand-mère absolument fan de l’Allemagne, le désir d’apprendre l’allemand m’a toujours animée à travers les années. La langue s’est distillée dans notre famille, jusqu’à ma génération, où plus personne ne le parle à la maison. Ayant eu envie de renouer avec mes racines et de comprendre cette langue mystérieuse à l’oreille, j’ai auparavant cherché des moyens faciles et «accessibles» pour apprendre. Un peu de Duolingo, quelques livres empruntés à la bibliothèque, des films sous-titrés et puis, l’évidence: il me faut de vrais cours, avec des enseignants natifs qui sauront m’expliquer la langue et me guider dans mon apprentissage. Je me suis alors dirigée vers l’UQAM et son École de Langues. Dès mes premiers cours, j’ai pu constater à quel point nos enseignants sont extrêmement engagés, à l’écoute et motivants. On le sait tous, avoir un «bon prof», ça change tout! Maintenant rendue à mon troisième cours, je me suis inscrite au certificat en allemand afin de pouvoir poursuivre mon apprentissage et être baignée dans la culture des pays germanophones encore et encore.

En parallèle de mon certificat, je suis maintenant des études en éducation pour enseigner le français langue seconde. En plus d’aller explorer mes racines familiales, l’allemand me permet aussi de mieux comprendre le défi que représente une nouvelle langue dont on ne connaît rien ou que peu de choses. Mes cours me permettent ainsi de me mettre dans la peau d’un apprenant et d’observer certaines difficultés d’apprentissage lors de la découverte d’une langue étrangère.

Le choix d’apprendre une langue ne se fait jamais vraiment par hasard: la sonorité de cette langue nous appelle, l’aspect culturel attise notre curiosité, l’envie de voyager et d’être en immersion nous stimule. À l’UQAM, Britta, Sebastian et le reste de l’équipe ont réussi à regrouper tous ces points. Nous avons la chance d’avoir des enseignants passionnés. Ils font vivre leur langue, nous racontent d’où ils viennent au travers d’anecdotes qui nous transportent déjà là-bas. Sans parler de la chance de pouvoir aller faire un cours d’été à Berlin, si le cœur vous en dit.

J’ajouterais qu’en choisissant un programme d’études comme le certificat, vous avez accès à une très belle banque de cours parmi lesquelles on peut choisir ce que l’on a envie de découvrir en plus de la langue en tant que telle: cinéma allemand, culture des pays germanophones, histoire du nazisme, etc.

Ce que j’ai découvert en venant à l’UQAM, c’est qu’il ne s’agit pas seulement de cours de langue, mais bel et bien de découvrir toute la culture et le monde qui s’y rattache. C’est un tout.

Pour être vraiment honnête, j’ai été épatée de voir à quel point nos enseignants sont extrêmement humains et disponibles en tout temps. Une question, un doute, un point à éclaircir, toute l’équipe est présente en personne, par courriel, sur Zoom. Vous ne restez jamais seul.e avec votre question. Lorsque l’on démarre un apprentissage, cet accompagnement fait toute la différence. À se demander pourquoi on a attendu si longtemps. Si vous doutez, faites sauter cette barrière et lancez-vous pour de vrai, vous ne le regretterez pas!

Emilie L’hôte (certificat en allemand)

Des palindromes dans huit langues différentes

Un palindrome est un «[m]ot ou groupe de mots qui peut se lire indifféremment de gauche à droite ou de droite à gauche [ou de haut en bas et de bas en haut dans certaines langues] en gardant le même sens (ex. la mariée ira mal; Roma Amor).» (Le petit Robert)

Connaissez-vous l’aibohphobia, la peur des palindromes? X^D

Un palindrome en allemand: Sei mein, nie fies – sei fein, nie mies.

Traduction du palindrome : Sois le mien, la mienne, jamais vicieuse, vicieux - Sois gentille, gentil, jamais méchante, méchant.

Les palindromes les plus populaires en allemand sont les prénoms Anna et Otto. Le palindrome le plus long est cette phrase de 27 mots: Geist ziert Leben, Mut hegt Siege, Beileid trägt belegbare Reue, Neid dient nie, nun eint Neid die Neuerer, abgelebt gärt die Liebe, Geist geht, umnebelt reizt Sieg.

Un palindrome en anglais: Was it a car or a cat I saw?

Traduction du palindrome : Ai-je vu une auto ou un chat?

Explorez 2002: A Palindrome Story, un palindrome de 2002 mots.

Un palindrome en arabe et sa translittération: Hut famuhu maftuh.

Traduction du palindrome: Une baleine à bouche ouverte.

Savez-vous qu’en arabe, le mot Libye (لبيبا) est un palindrome visuel?

Un palindrome en chinois et sa translittération: Rén rén ài wǒ, wǒ ài rén rén

Traduction du palindrome : Tout le monde m'aime, j'aime tout le monde.

En chinois, des palindromes se trouvent aussi dans des jeux de mots, des couplets et des poèmes. Pour plus d’exemples.

Un palindrome en espagnol: ¿Somos o no somos?

Un palindrome est un «[m]ot ou groupe de mots qui peut se lire indifféremment de gauche à droite ou de droite à gauche en gardant le même sens (ex. la mariée ira mal; Roma Amor).» (Le petit Robert)

Traduction du palindrome : Être ou ne pas être.

En espagnol, il existe plusieurs exemples:

  • Amada dama
  • Amor a Roma
  • Ana lava lana
  • ¿Somos o no somos?
  • Yo soy

Source.

Un palindrome en français: Oh ! cela te perd, répéta l'écho.

Le nom de la ville de Laval (située au nord de Montréal) est un palindrome, de même que le nom de scène de la chanteuse française Zaz et les mots «non», «kayak» ou encore «rêver».

Georges Pérec, écrivain français qui faisait partie de l’Ouvroir de littérature potentielle (OULIPO), a écrit un palindrome de 1247 mots

Wikipédia propose une liste de palindromes en français.

Un palindrome en latin qui peut se lire en quatre sens (de haut en bas et vice versa, de gauche à droite et vice versa): SATOR AREPO TENET OPERA ROTAS

Ce palindrome est une inscription latine composée de cinq mots, eux-mêmes composés de cinq syllabes. Cette phrase reste identique lorsqu'elle est lue de gauche à droite et vice versa ou de haut en bas et vice versa.

Elle est gravée dans une pierre du mur latéral de la cathédrale de Sienne (XIIIe-XIVe siècle).

Il existe de nombreuses interprétations de cette inscription, mais une des plus accréditées reste la suivante: «Le semeur décide de son travail quotidien, mais le tribunal suprême décide de son destin», c’est-à-dire: «L'homme décide de ses actions quotidiennes, mais c'est Dieu qui décide de son destin».

Un palindrome en japonais avec sa translittération: Na n se ma ri o wa ni n ten dô no mo no, u do n te n ni wa o ri ma se n na.

Traduction du palindrome : Après tout, Mario vient de Nintendo, et donc vous ne le trouvez pas dans les restaurants d’udon (nouilles japonaises).

En japonais, il est communément appelé 逆さことば [sakasa kotoba] (mots à l'envers) qui se lit du haut vers le bas ainsi que du bas vers le haut à l’image de 逆だち [sakadachi] (faire l'équilibre sur les mains). En utilisant le syllabaire japonais qui correspond à son écriture, nous pouvons avoir 逆さことば [sakasa kotoba] très long. En suivant le syllabaire japonais, il y a beaucoup de palindromes  en japonais comme しんぶんし [shi n bu n shi] (papier journal), トマト [to ma to] (tomate), etc.

Dès les premiers cours, j’ai été séduit par la richesse de la langue

Portrait de Jérôme Guay devant un monument à Sienne.

J’ai débuté ma formation au programme court en langue et culture italiennes à la suite d’un coup de foudre pour la langue lors d’un voyage. En écoutant discuter les gens dans cette langue que je ne connaissais alors pas, je me suis senti appelé. Dès les premiers cours, j’ai été séduit par la richesse de la langue, j’ai voulu en apprendre plus, en savoir plus. C’est comme si je découvrais une partie de moi qui jusque-là me manquait, dont je n’avais même jamais eu conscience qu’elle me manquait. Plus j’en apprenais, plus je ressentais un sentiment de plénitude, comme si elle venait me compléter.

Dans le cadre de l’École d’été en Italie, en 2022, être dans le pays, échanger avec les gens sur place, découvrir de mes yeux des éléments étudiés me semblait alors la façon la plus efficace, réelle et sentie de vivre la langue et la culture au quotidien. Je ne pouvais pas imaginer terminer le programme court en langue et culture italienne sans y aller dans le cadre d’un cours.

Pour moi, c’est vraiment par l’échange qu’on peut apprendre une langue, qu’elle devient vivante et plus seulement théorique. C’est important d’être avec les gens pour sentir les différents accents, les dialectes, la voir, mais surtout l’entendre, évoluer, grandir.

Dans le cadre de mon travail, je ne sais pas encore comment l’apprentissage de cette nouvelle langue et culture me sera utile, mais au niveau personnel, cela m’a transformé. Non seulement, je me suis senti plus complet, mais ma façon de voir le monde a aussi été modifiée, certains mots ont donné du sens à des sentiments, des émotions que je ressentais.

J’ai aussi découvert une passion pour la musique que je ne me connaissais pas. Avant, j’écoutais de la musique, en anglais ou en français, d’une oreille distraite, sans réellement prêter attention aux paroles et sans qu’elle ne m’accrochent réellement. Pour une raison que je m’explique encore mal, la musique pop italienne a trouvé écho en moi et je la connais maintenant mieux que la musique du Québec. C’est comme si j’avais trouvé celle qu’il me fallait, celle qui me parlait. C’est une nouvelle fenêtre qui s’est ouverte!

Suite à mon expérience à l’école d’été en Italie, je laisse derrière moi une bonne part de doutes et je repars avec plus de confiance en moi. Cette expérience m’a permis de découvrir que, peu importe la langue, le pays ou la manière, je réussirai toujours à tisser des contacts, me débrouiller. Cette force est en moi et je l’avais trop longtemps ignorée, tenue pour acquise.

Je me suis inscrit dans ce programme et j’ai fait l’école d’été l’esprit ouvert, animé par le pur désir d’apprendre et de me laisser imprégner. La note, les crédits n’étaient pas le but recherché, mais plutôt mon évolution dans la compréhension de la langue et de la culture. J’ai l’impression d’avoir fait des pas de géants et, en même temps, de n’avoir eu qu’un aperçu parce que, pour moi, l’expérience n’était pas une finalité, mais un début. Je recommande sincèrement l’expérience à tous!

Jérôme Guay (programme court de langue et de culture italienne, 2022, école d’été en Italie, édition 2022)

L'automne dans huit langues et cultures

«L’automne est l'une des quatre saisons de l’année dans les zones tempérées. L'automne suit l'été et précède l'hiver.

Il existe plusieurs définitions de l'automne : astronomique, météorologique (demi-saison se trouvant entre les saisons chaude et froide), et calendaire (dont les dates varient selon les pays).

Dans l’hémisphère nord, l'automne se situe entre le troisième et le dernier trimestre de l'année ; dans l'hémisphère sud, il se situe entre le premier et le deuxième trimestre de l'année.» (Wikipédia)

Automne en allemand: Herbst

Le mot allemand Herbst est de la même origine que le mot anglais harvest (= la récolte). Dans certaines régions, les feuilles passent au jaune et à l’orange, résultant en de magnifiques paysages presque comme au Québec.

Automne en anglais: Fall.

Les mots fall et autumn sont des synonymes signifiant «automne».  Pourquoi existe-t-il deux mots pour une même saison? Voir un petit historique qui vous éclairera sur ce sujet.

D’'ailleurs, à ce moment de l’année où les feuilles de certains érables deviennent rouge vif, vous vous demandez peut-être pourquoi la feuille d’érable est l’emblème qui a été choisi pour le drapeau du Canada? La réponse dans cette page.

Automne en arabe: kharif.

Le mot arabe kharif est un participe passif du verbe kharafa qui signifie rester dans son verger pendant la période de la récolte. Le mot signifie aussi les premières pluies avant l’arrivée de l’hiver. Dans le monde arabe, les températures sont douces pendant l’automne et il pleut souvent dans les pays méditerranéens.

Automne en chinois: qiū.

Le mot «秋» (qiū, automne) est composé du mot «禾» (hé, céréales) et du mot «火» (huǒ, feu), qui signifie la maturation du grain. Dans certaines régions de la Chine, les feuilles passent au jaune et à l’orange, résultant en de magnifiques paysages presque comme au Québec. Un lien pour admirer ces beaux paysages.

Un grand écrivain chinois, Pa Kin (巴金), a écrit un roman intitulé Automne (1940). Celui-ci a été traduit en français par Edith Simar-Dauverd, Paris, Flammarion, coll. «Aspects de l’Asie », 1989, 676 pp.

Automne en espagnol: Otoño

Cette saison a été soulevé dans le roman «L'Automne du patriarche» (El otoño del patriarca) de Gabriel García Márquez. Ce roman «aborde la thématique du pouvoir et de l'isolement qui en résulte faisant un parallèle aux saisons de la vie selon ce qui est vécu. Déconnecté des réalités, le dictateur ne connaît même plus son âge, et une allusion est régulièrement faite au “centenaire” de son accession au pouvoir, ajoutant à l'invraisemblable de l'histoire. On retrouve là le réalisme magique propre à García Márquez.» (Wikipédia)

Affiche indiquant "Automne" avec une feuille d'arbre.

Un des grands bonheurs de l’automne au Québec, ce sont les feuilles de certains arbres qui passent au jaune, à l’orange et au rouge, résultant en de magnifiques paysages aux couleurs vives.

Le site de Bonjour Québec propose une carte des couleurs automnales mise à jour à chaque semaine.

À Montréal, les grands parcs et le mont Royal sont d’excellents espaces pour observer les couleurs automnales.

Automne en italien: Autunno.

L'étymologie du mot automne remonte au verbe latin augere = augmenter, enrichir, dont le participe passé auctus + la terminaison -mnus donnent naissance au latin autumnus. Contrairement à ce que l'on pourrait imaginer, le mot automne ne signifie pas la saison qui prépare le coucher du soleil, le déclin vers l'hiver, mais, au contraire, la saison riche en fruits que la nature et le travail de l'homme ont préparés. En Italie, c’est la période où on récolte les olives, le raisin, les champignons et les châtaignes.

Automne en japonais: Aki

Il existe trois explications étymologiques du mot «aki» (automne).

Selon la première, «aki» vient du mot «akiraka» (clair), car c’est la saison où le ciel est clair.

Selon la deuxième, «aki» vient du mot «akiru» (avoir assez), car c’est la saison de la récolte.

Selon la troisième, «aki» vient du mot «aka» pour la couleur des feuilles d'automne.

Il y a un proverbe : «Onna/otoko gokoro to akino sora (l'esprit d'une femme/un homme et le ciel d'automne sont imprévisibles)» En automne, le ciel clair peut soudainement se transformer en orage. Les Japonais, les Japonaises ont accepté ces changements rapides d'émotions comme faisant partie intégrante de leurs proches, et chaque fois qu'ils rencontraient de tels moments, on prononçait ce proverbe avec un soupir. Nous ne pouvons pas espérer changer un phénomène naturel, il faut accepter.

Des virelangues dans toutes les langues!

«Un virelangue (ou casse-langue ou fourchelangue) est une locution […] à caractère ludique, caractérisée par sa difficulté de prononciation ou de compréhension orale, voire les deux à la fois. On parle aussi de trompe-oreilles lorsqu’une phrase est difficile à comprendre et donne l’impression d’être en langue étrangère.» (Wikipédia)

Texte d'un virelangue allemand: Blaukraut bleibt Blaukraut und Brautkleid bleibt Brautkleid.

Traduction littérale : «Chou rouge reste du chou rouge et (une) robe de mariée reste (une) robe de mariée.»

Texte d'un virelangue anglais: Peter Piper picked a peck of pickled peppers.
Did Peter Piper pick a peck of pickled peppers?
If Peter Piper picked a peck of pickled peppers,
where's the peck of pickled Peppers Peter Piper picked?

Traduction littérale: «Peter Piper a cueilli un peck (unité de mesure anglo-saxonne) de poivrons marinés. Peter Piper a-t-il cueilli un peck de poivrons marinés? Si Peter Piper a cueilli un peck de poivrons marinés, où est le peck de poivrons marinés que Peter Piper a cueilli?»

Texte d'un virelangue arabe: معلم العالم عليم بعلم العلوم , ainsi que sa translittération: Mu’alimu al-’alimi ‘alimun bi ‘ilmi al-’ulumi

Traduction littérale: «Le maître du savant maîtrise bien le savoir en sciences »

Texte d'un virelangue chinois: [四是四,十是十,十四是十四,四十是四十。莫把四字说成十,休将十字说成四。若要分清四十和十四,经常练说十和四; ainsi que sa translittération: Quatre est quatre, dix est dix, quatorze est quatorze et quarante est quarante. Ne dites pas quatre comme dix, et ne dites pas dix comme quatre. Pour faire la distinction entre quarante et quatorze, entraînez-vous souvent à dire dix et quatre

Traduction littérale: «Quatre est quatre, dix est dix, quatorze est quatorze et quarante est quarante. Ne dites pas quatre comme dix, et ne dites pas dix comme quatre. Pour faire la distinction entre quarante et quatorze, entraînez-vous souvent à dire dix et quatre.»

Visitez ce site de virelangues chinois pour les apprenants débutants pour pratiquer les sons difficiles.

Texte d'un virelangue espagnol: Erre con erre cigarro, Erre con erre barril, 
Rápido ruedan los carros Cargados de azúcar por el ferrocarril

Le virelangue que nous vous proposons explore différentes manières de pratiquer le «r» le son le plus difficile en espagnol.

Visitez ce site de virelangues pour les enfants avec des sons difficiles en espagnol.

Texte d'un virelangue français: Un chasseur sachant chasser sait chasser sans son chien de chasse.

Explorez cette collection de virelangues français classés par niveau!

Texte d'un virlangue italien: Ti che ta tachet i tac,
 tacum i tac.
 Mi tacat i tö tac?
 Tacheti ti i tö tac,
 ti che te tachet i tac!

Traduction littérale : «Toi qui attaches les talons, attache mes talons. Moi, attacher tes talons? Attache toi-même tes talons, toi qui attaches les talons.»

Il s’agit d’un virelangue dans un dialecte de la région de la Lombardie (au nord de l’Italie). Écoutez comment nous le récitons.

Texte d'un virelangue japonais:  東京特許許可局, ainsi que sa translittération: Tōkyō tokkyo kyoka kyoku

Traduction : Bureau d'approbation des brevets de Tokyo (un nom fictif).

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Maîtriser l’allemand me permettra de peaufiner mes recherches avec des sources allemandes

Portrait de Michaël Lagacé Henripin

Je me suis inscrit à la concentration en allemand à cause de mon intérêt pour le hockey, l’histoire, la culture, la musique, le cinéma et le paysage de l’Allemagne en général.

Étudiant en histoire, je désire me spécialiser en histoire de l’Allemagne et de ses pays limitrophes. Ainsi, maîtriser l’allemand me permettra de peaufiner mes recherches avec des sources allemandes. De plus, qui sait, peut-être serai-je invité dans des colloques allemands dans le futur?

Tout d’abord, même si cela sonne lèche-botte, je crois que je ne me serais jamais inscrit à la concentration sans la présence de Sebastian, qui donnait le cours d’introduction à la culture allemande. Jusqu’à maintenant il est, et restera je l’espère, un mentor pour moi. Aussi, je dois dire que j’ai beaucoup aimé participer à l’école d’été à Berlin. C’est le test parfait pour savoir si on veut vraiment continuer nos études dans cette langue.

J’apprécie beaucoup le suivi que je reçois de la part du personnel de l’École de langues. Il est facile de se perdre pendant son cheminement universitaire et c’est agréable d’avoir du support et des guides. Merci Sebastian, Britta, Josée et Isabelle.  

Michaël Lagacé Henripin (concentration en allemand, baccalauréat en histoire)

L’outil que je cherchais

Portrait d'Alvaro Rey.

Depuis mon arrivée au Québec, j’ai réalisé que de ne pas connaître la langue de l’endroit où j’habite est le plus gros obstacle que j’ai jamais rencontré. C’est comme sortir pour explorer une route cahoteuse sans les bonnes chaussures et les bons vêtements. On profite des beaux paysages, mais l’expérience n’est pas la même.

Dans cette perspective, il faut disposer de tous les outils nécessaires et emprunter le chemin sans chercher de raccourcis. C’est pourquoi, après le programme de francisation du MIFI, je me suis inscrit au certificat en français et anglais: l'expérience montréalaise pour approfondir mes connaissances en français et renforcer celles que j’avais déjà d’anglais. Ce qui me permettra de poursuivre ma route vers une formation de deuxième cycle et de devenir membre de l’Ordre des ingénieurs du Québec.

Le certificat m’offrait une formation complète qui me permettait d’étudier deux langues en même temps, tout en choisissant sur laquelle des deux concentrer mon apprentissage. Sans compter qu’il facilitait aussi une meilleure adaptation à la réalité bilingue de Montréal. De plus, j'ai la possibilité de continuer mes études et d'obtenir un baccalauréat par cumul en complétant deux autres certificats.

Pendant mon parcours, j’ai croisé du personnel enseignant hautement qualifié avec de nombreuses années d'expérience ainsi que des cours bien structurés avec des sujets et des objectifs clairs et précis. La documentation pour les cours était disponible tout au long du trimestre dans la plateforme en ligne Moodle.

Je suis pleinement satisfait et convaincu que cette formation était la meilleure option dans ma quête pour construire plus de couches de connaissance au-dessus des couches existantes afin d’avoir plus d’outils pour explorer ma nouvelle voie.

Aujourd'hui, je me sens plus confiant en mes compétences linguistiques et je suis très heureux d'avoir trouvé cette formation qui m'a enfin ouvert les portes d'une dimension qui autrement m’était inaccessible.

Bref, je recommande ce certificat à ceux qui, ayant le besoin de perfectionner une langue, ne veulent pas laisser à la dérive les connaissances acquises dans une deuxième langue et qui, au contraire, désirent la renforcer encore plus.

Alvaro Gabriel Rey (certificat en français et anglais, 2022; certificat de perfectionnement en français langue seconde)

Alvaro parle aussi de son expérience à l'École de langues dans cet article du journal Métro: «L’apprentissage de la langue comme tremplin vers l’intégration».

Une véritable immersion tant linguistique que culturelle

Portrait de Johanne Vézina.

C’est en septembre 2015 que j’ai commencé à suivre des cours d’espagnol à l’UQAM en tant qu’étudiante libre. Bien que j’aie eu auparavant à travailler en espagnol dans le domaine de l’immigration, je ressentais le besoin de solidifier mes bases: mes cours d’espagnol dataient d’il y a tellement longtemps!

Quelle a été mon impression, une fois le premier cours terminé? J’étais conquise! C’est ce qui a fait en sorte que je me suis inscrite au certificat dès le deuxième cours.

Le retour aux cours d’espagnol m’a permis de renforcer mes bases et, en plus, j’ai découvert une équipe de gens engagés dans ce qu’ils font, tant du côté du soutien technique que de celle de l’équipe d’enseignement.

De plus, le Regroupement d’espagnol de l’École de langues de l’UQAM s’est joint en 2017 au programme d’études pour étudiants étrangers de l’Université Javeriana à Bogotá en Colombie. Ainsi, au printemps 2018, il m’a été possible de vivre une véritable immersion tant linguistique que culturelle au cœur d’une population chaleureuse et très accueillante pendant deux semaines.

En fait, ce sont toutes ces expériences qui ont fait en sorte que, bien que mon certificat soit terminé depuis deux ans, j’ai décidé cet automne de revenir à l’École de langues afin de suivre un cours que je voulais faire depuis longtemps.

Alors, si ça fait longtemps que vous désirez suivre un cours d'espagnol, n'attendez pas: c'est important de se faire plaisir! Qui plus est, l'UQAM est la seule université au Québec qui offre des cours d'espagnol par thématique, ce qui ajoute énormément au plaisir de l'apprentissage de cette langue. Donc, en plus de la consolidation de la communication orale et de la grammaire, les cours par thématique nous donnent l’opportunité d’améliorer notre connaissance de la culture du monde hispanophone. Si l’on considère le nombre de pays où l’espagnol est la langue officielle, cela devient encore plus attrayant!

Mon dernier point: vous n'êtes jamais allé à l'université et cela vous inquiète? Ne vous laissez pas gêner par ce détail, car les gens y viennent de tous les milieux: cégeps, universités, retraités ainsi que du marché du travail.  

Avant de conclure, un autre point essentiel à connaître: dans le cadre de ces cours, la compétition n’existe pas. Bien au contraire, les enseignants savent nous transmettre le sentiment d’entraide entre nous. Et ça, c’est précieux!

Johanne Vézina (certificat en espagnol, 2020)

22 et 25 mars: La Conférence de Wannsee – 80 ans plus tard

Image de la villa Wannsee.

Présentation

Le 20 janvier 1942, quinze hauts responsables du Troisième Reich se réunirent dans une villa au bord du lac Wannsee près de Berlin avec l’objectif de mettre en place la logistique nécessaire à la « solution finale de la question juive » et par le fait même à l’extinction systématique de 11 millions de Juifs en Europe. Malgré l’ordre de faire disparaître les 30 copies du protocole de cette réunion d’une durée de 90 minutes et hautement tenue secrète, un seul exemplaire a été retrouvé après la fin de la guerre. Celui-ci a permis de révéler les réflexions, orientations et décisions prises ce jour-là qui marqueront l’histoire à tout jamais.

À l’occasion du 80e anniversaire de cette réunion qui sera mieux connue ultérieurement sous le nom de la « Conférence de Wannsee », nous organisons, les 22 et 25 mars prochain, en concertation avec le Consulat général d’Allemagne, le Goethe Institut Montréal et l’Association des professeurs d’allemand universitaires au Canada, une journée de conférences dans le but d’éveiller l’intérêt des invitées, invités, de s’informer et d’échanger dans le cadre d’une véritable approche interdisciplinaire.

Des collègues spécialistes de l’UQAM et de l’University of Bath du Royaume Uni, provenant de départements d’histoire, de sociologie, de politique, de relations internationales et de chimie, des représentants du lieu de mémoire Haus am Großen Wannsee et du Musée de l’Holocauste Montréal ainsi que l’auteur de la BD Wannsee, rappelleront le contexte socio-historique de cet événement, le contraste entre le lieu choisi – cette villa imposante – et son objectif et permettront ainsi de situer et d’inscrire cette réunion dans notre mémoire collective. Le film Die Wannseekonferenz de Matti Geschonneck, sous-titré en anglais et sorti en janvier 2022, sera présenté en soirée au Goethe Institut Montréal.

Afin de permettre au plus grand nombre d’intéressées, d’intéressés de participer aux activités, les conférences de la journée seront offertes en mode comodal et se dérouleront au pavillon Judith Jasmin, dans la Salle des boiseries (J-2805) ainsi qu’en ligne sur Zoom.

L’événement est organisé par Sebastian Döderlein et Britta Starcke de l’École de langues de l’UQAM.

Horaire

Mardi 22 mars 2022

RSVP obligatoire en ligne (un lien Zoom sera envoyé lors de l'inscription).

13h-14h30Présentation
Tourism and Memory: Visitor Experiences of the Nazi and GDR Past
Doreen Pastor, Politics, Department of Politics, Languages & International Studies, University of Bath

Vendredi 25 mars 2022

À la Salle des boiseries de l’UQAM (J-2805) ou via Zoom (https://uqam.zoom.us/j/83483140375). Entrée libre

9h30Mots de bienvenue
10hConférence
La Conférence de Wannsee et la radicalisation de la politique nazie anti-juive en 1941 et 1942
Anthony Steinhoff, Département d’histoire, UQAM
10h45Conférence
La chimie au Troisième Reich
Alexandre Gagnon, Département de chimie, UQAM
11h30Pause
13hPrésentation
The establishment of the House of the Wannsee Connference Memorial and Edcuational Center as an example of the politics of memory in Germany after 1945
Matthias Haß, Gedenk-und Bildungsstätte Haus der Wannseekonferenz
13h45Présentation
Création de Wannsee – de la table de la conférence à la table à dessin
Fabrice Le Hénanff, auteur de la BD Wannsee
14h30Pause
14h45Conférence
Wannsee dans l'histoire et la mémoire allemande
Frédérick Guillaume Dufour, Département de sociologie, UQAM
15h30Conférence
L’expérience des survivant.es de l’Holocauste. Ce que les collections du Musée de l’Holocauste Montréal disent de la conférence de Wannsee
Anne Marguet et  Sara-Jane Vigneault, Musée de l’Holocauste, Montréal
18h Au Goethe-Institut Montréal
Projection de Die Wannseekonferenz, de Matti Geschonneck (version orginale allemande avec sosu-titres anglais, 2022)

À titre de réflexion, en lien avec le sujet de notre conférence, nous suggérons l’article récent de Richard Y. Bourhis (professeur émerite au Département de psychologie de l’UQAM) «Les préjugés, la discrimination et les relations intergroupes».

Information

Sebastian Döderlein

Partenaires

  • Ministère fédéral des Affaires étrangères allemand
  • Consulat général d’Allemagne à Montréal
  • Département de chimie, UQAM
  • Département d’histoire, UQAM
  • Département de psychologie, UQAM
  • Département de sociologie, UQAM
  • Department of Politics, Languages, & International Studies, University of Bath, United Kingdom
  • Department of German and Slavic Studies, University of Manitoba, Canada
  • Association des professeurs d’allemand universitaires du Canada
  • Goethe-Institut de Montréal
  • Musée de l’Holocauste, Montréal
  • Gedenk- und Bildungsstätte Haus der Wannsee-Konferenz, Berlin
Logos des partenaires

Captivée par la Chine et le Japon

Portrait de Wanthida Voraboud-Lecours portant le t-shirt des Citadins de l'UQAM

Depuis le secondaire, mon cheminement scolaire avait toujours été orienté vers les sciences, vers la santé. J’avais entamé des cours au baccalauréat en sciences infirmières à l’Université Sherbrooke, au campus de Longueuil. Après avoir fait la moitié du baccalauréat, j’ai senti que je n’étais pas à ma place; que j’avais besoin de changer d’air, comme on dit. De plus, à ce campus, il n’y avait pas d’accès au sport étudiant. J’avais une amie dans les Citadins de l’UQAM et elle m’en a beaucoup parlé en bien. C’est donc à la base le programme de cheerleading qui m’a poussée vers l’UQAM. Puis, j’ai commencé à regarder les programmes à l’UQAM; des programmes qui n’avaient aucun lien avec les sciences, la santé. Étant née au Laos, un pays juste en dessous de la Chine, j’ai eu l’envie de retrouver mes racines asiatiques et de démystifier la Chine et le Japon, deux pays très influents sur la scène internationale, mais aussi très méconnus. J’avais envie d’apprendre une autre langue, d’apprendre sur une autre culture, de sortir de ma zone de confort, d’ouvrir mes horizons, d’être en contact avec des notions moins «factuelles» mais plutôt culturelles. C’est lorsque j’ai vu qu’il y avait une possibilité de faire des études en Chine que j’ai officiellement appliqué pour le programme.

Au tout début, je faisais le programme pour accéder à la bourse pour étudier en Chine. Dès la première session, j’ai vite réalisé que j’étais totalement captivée par la Chine et le Japon. Ces pays étaient de loin ce que je croyais qu’ils étaient. Dès la première session, j’ai pu entrer en contact avec du personnel originaire de ces pays. D’excellents professeurs, soucieux de la réussite de leurs étudiants, très compétents et très intéressants. Dès la première session, Min Sun et Sachiyo Kanzaki m’ont grandement épaulée dans mon parcours particulier. Combiner sport étudiant et cours de langues fût laborieux. Ma coordinatrice de programme Juliane Bertrand fût d’une grande aide aussi. Ce sentiment d’être supportée a énormément contribuée à mon bien-être au sein du programme de langues et à vouloir persévérer. En me concentrant sur la Chine et le Japon, j’ai pu aussi apprendre sur leur histoire, leur politique et leur culture par l’entremise d’autres enseignants spécialistes et fascinants. Au fil des sessions, j’ai réussi à démystifier ces deux pays et je me suis fait un devoir de partager mes connaissances avec les autres. J’ai vraiment grandi. Je me sens plus connectée au monde, plus ouverte aux autres. De plus, je peux dire que je suis fière d’avoir acquis des compétences dans ces deux langues, qui sont totalement étrangères, voire impossible à cerner pour la plupart. Pour ce qui est de l’anglais, j’avais envie d’approfondir mes connaissances. Avec mes cours d’anglais, bien que je me considère très fluide dans cette langue, j’ai pu me défaire de plusieurs faux plis, j’ai pu décortiquer des fautes langagières provenant d’anglophones même, j’ai pu acquérir de la confiance lorsque je parle anglais au point d’en faire des exposés. Si on croit connaître parfaitement une langue, alors on a complètement tort! Il y a toujours quelque chose à apprendre de la langue.

Ce qui m’a beaucoup motivée, c’était une bourse pour étudier en Chine. Une bourse qui couvre toute la scolarité et l’hébergement dans un programme de notre choix. Je me visualisais étudier à l’étranger en train de vivre des aventures que je n’aurais jamais pu imaginer auparavant. À ma première session j’étais donc très assidue à mes cours, je voulais tout simplement donner mon 100%. À la fin de la session, j’ai pu terminer avec une moyenne de 4.23/4.30 avec 4 cours et 10h par semaine de cheerleading avec les Citadins, sans oublier mon travail à temps partiel. J’ai vu que j’avais les capacités de performer académiquement et athlétiquement, ce qui m’a encore plus donné l’envie de me surpasser. En 2019-2020, j’étais la meilleure étudiante-athlète du Club des Citadins. Avec une telle performance, j’ai pu me permettre d’envisager un autre rêve; celui d’être médecin. Puisque la santé a toujours été très importante pour moi, j’avais envie d’y retourner et de voir si je pouvais accomplir quelque chose. Ce qui m’amène à maintenant, à l’hiver 2021, alors que je termine enfin mon baccalauréat. Je passe bientôt mes entrevues de médecine à McGill et j’envoie mes formulaires d’inscription à la bourse en Chine auprès du Consulat chinois de Montréal. L’UQAM m’aura donc ouvert deux portes. À 24 ans, même après un baccalauréat, je me retrouve donc à recommencer de nouvelles études. Il faut que je m’y résigne, j’adore l’école, tout simplement parce que j’y ai accès. Nous avons la chance au Québec d’avoir un système qui se souci qu’on soit éduqué, qu’on puisse atteindre notre plein potentiel. À l’UQAM, dans mon programme de langues et dans mon programme sportif, je l’ai très bien ressenti.

Le personnel de langue est très investi dans la réussite des étudiants, mais aussi dans leur ouverture à la langue. On sent une sincérité, une humanité, une humilité, de ces professeurs qui va au-delà d’un cadre pédagogique. Les auxiliaires d’enseignant sont agréables et compétents. Nous avons des heures de tutorats structurés et pertinents à notre progression dans la langue. Plusieurs rencontres parascolaires sont aussi organisées afin que les étudiants puissent bénéficier de plus de contact avec la langue. De plus, il y a annuellement le concours d’élocution japonaise. J’ai eu la chance d’y participé en 2020, juste avant qu’on annonce les mesures de confinement. J’ai donc préparé un texte en japonais avec Kanzaki Sensei. Je l’ai appris par cœur et je l’ai cité devant des Japonais. C’est un des moments les plus fébriles que je n’ai jamais vécu, mais j’étais si fière. Et j’ai senti que mes professeurs l’étaient aussi! La journée avait pour thématique le Japon bien sûr, alors nous avons pu découvrir la musique et la nourriture japonaise.

Wanthida Voraboud-Lecours (baccalauréat par cumul, 2021, comprenant la majeure en langues et cultures modernes, profil anglais et chinois, 2021, et le certificat en langues et culture d’Asie, 2021)

Portrait de Wanthida Voraboud-Lecours tenant une porte-voix à la main pendant une séance de cheerleading

École de langues

L’École de langues de l’UQAM offre des programmes et des cours d’allemand, d'anglais, d’arabe, de chinois, d’espagnol, de français, d’italien, de japonais, de langue des signes québécoise, de portugais et de russe.

Coordonnées

École de langues
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